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Title
Autogenic transitions in individuality.
Authors
Abstract
Major evolutionary transitions in individuality occur when previously independent entities become components of a new unit whose parts share a reproductive fate. Most discussions focus on transitions arising through the integration of independent lineages. Less attention has been given to the possibility that transitions might originate from within a lineage, where internally generated components become incorporated into the parent-offspring system and inherited as part of a higher-level individual. Such cases would constitute what I term autogenic transitions in individuality. Biological and cultural precedents in which lineages generate novel entities that subsequently influence their own evolution are first examined. In most cases such innovations remain embedded within existing individuals, although transmissible cancers demonstrate that internally generated lineages can also form distinct Darwinian populations. These comparisons clarify the conditions under which internally generated systems might give rise to new evolutionary individuals. The emergence of artificial intelligence (AI), and its growing entanglement with human development and social organisation, make it timely to examine such possibilities. Three routes are considered: (1) centralised, non-replicating AI systems that influence human evolution through persistent creation of conditions that cause selection to work at the collective level; (2) replicating AI lineages capable of entering egalitarian associations with humans; (3) AI systems transmitted across generations as components of the human developmental system. The first alters selection without generating reproduction of the composite, whereas the latter two create conditions under which humans and AI could form evolving composite lineages. Autogenic transitions therefore extend evolutionary theory by identifying routes by which new evolutionary individuals may arise when components generated within a lineage become incorporated into systems of reproduction and inheritance, and by helping to recognise plausible transitions that might otherwise be overlooked because such components first appear as subordinate products or tools rather than as candidate parts of a new evolutionary individual. Les transitions évolutives majeures dans l’individualité surviennent lorsque des entités jusque-là indépendantes deviennent les composantes d’une nouvelle unité évolutive dont les parties partagent un même destin reproducteur. La plupart des travaux portent sur des transitions issues de l’intégration de lignées indépendantes. Les transitions qui naissent au sein d’une même lignée ont reçu moins d’attention : dans ces cas, des composantes produites par cette lignée sont incorporées au système parent–descendant et transmises comme éléments d’un individu de niveau supérieur. Ces cas sont ici désignés comme des transitions autogènes dans l’individualité. L’article examine d’abord des exemples biologiques et culturels dans lesquels des lignées engendrent des entités nouvelles qui influencent ensuite leur propre évolution. Dans la plupart des cas, ces innovations demeurent intégrées aux individus existants, mais les cancers transmissibles montrent que des lignées d’origine interne peuvent aussi former des populations darwiniennes distinctes. Ces comparaisons précisent les conditions dans lesquelles des systèmes produits au sein d’une lignée pourraient donner naissance à de nouveaux individus au sens évolutionnaire du terme. L’émergence de l’intelligence artificielle (IA) et son imbrication croissante dans le développement humain et l’organisation sociale rendent particulièrement opportun l’examen de telles possibilités. Trois voies sont distinguées : (1) des systèmes d’IA centralisés, ne se répliquant pas, qui influencent l’évolution humaine en créant durablement des conditions dans lesquelles la sélection agit à l’échelle collective ; (2) des lignées d’IA capables de se répliquer et d’entrer dans des associations égalitaires avec les humains ; (3) des systèmes d’IA transmis d’une génération à l’autre comme composantes du système développemental humain. La première voie modifie le régime de sélection sans entraîner la reproduction de l’entité composite, tandis que les deux autres instaurent les conditions dans lesquelles les humains et les systèmes d’IA pourraient former des lignées composites capables d’évoluer. Les transitions autogènes élargissent ainsi la théorie de l’évolution en identifiant des voies par lesquelles de nouveaux individus, au sens évolutionnaire, peuvent apparaître lorsque des composantes produites au sein d’une lignée sont incorporées à des systèmes de reproduction et d’hérédité. Elles aident aussi à reconnaître des transitions plausibles qui risqueraient autrement d’être négligées, parce que ces composantes apparaissent d’abord comme des produits ou des outils subordonnés, plutôt que comme des éléments susceptibles d’entrer dans la constitution d’un nouvel individu au sens évolutionnaire.
Categories
artificial intelligence, Artificial intelligence, Darwinian individuality, Human–AI symbioses
Published
2026-06-02
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